Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


dimanche 23 novembre 2014

Francisco Lachowski nu*


Icône gay, Francisco Lachowski, mannequin de son état, hante la plupart des blogs dédiés aux jeunes gens avenants. Il y a longtemps que j'ai renoncé à publier son image : une recherche iconographique sur le Maître du web nous en offre à profusion.
Mais là, pour cette photo qui, d'évidence, date de quelques années, je baisse la garde, à défaut d'autre chose.

* Pic d'audience en vue

Et si on restait au lit ?





Bon dimanche !

La tombe du plongeur

Fresque de la tombe du plongeur (détail) 480-470 av. JC | Capaccio-Paestum (Campanie, It.)

Cadeau : Vivaldi par Bowman, 19 minutes d'exception !



La voix surnaturelle de James Bowman avec l'Académie de musique ancienne dirigée par Christopher Hogwood, dans cet enregistrement de 1976, nous offrent cette version d'anthologie.
Le contributeur a choisi d'illustrer la musique du génial Vénitien avec des photographies des plus belles Abbayes de France.
Un regalo, e vero !*

*Un cadeau, vraiment !

samedi 22 novembre 2014

Strié sur le volet*


* Fin d'une semaine difficile : je fais ce que je peux.

Let the sunshine out


Ti amo

Queer as folk reste gravé dans notre mémoire collective.
Mon camarade blogueur Another Country a publié tout récemment cette belle vidéo où la "bella canzone" vient en contrepoint d'images judicieusement retravaillées et montées.
Une réussite que je vous offre si vous n'avez pas visité les pages de mon voisin dernièrement : 



Châtaigniers



Allée de châtaigniers à La Celle Saint-Cloud (Alfred Sisley)
La province dont je parle est sans côtes, plages ni récifs (…) Deux hommes pourtant, qui connurent ces châtaigniers, s’y abritèrent sans doute d’une averse, y aimèrent peut-être, y rêvèrent en tout cas, sont allés sous de bien différents arbres travailler et souffrir, ne pas assouvir leur rêve, aimer peut-être encore, ou simplement mourir.
—  Pierre Michon, Vies minuscules

Je comprends pourquoi...

on 
dit
de
certaines
photographies...

qu'elles
sont un peu
"léchées".

jeudi 20 novembre 2014

Nu absolu



C'est ma tasse de thé

On ne saurait
lequel
caresser
en premier.

Je ne suis jamais allé à Ferrare (Ferrara, Emilie-Romagne, Italie)


Ferrare, ici, est baignée de lumière.
J'ai "désaturé" l'image tant que faire se peut : quelle sale manie que de truquer les images pour exalter prétendument un paysage qui n'en a nul besoin !
Quand on a lu les romans de Giorgio Bassani, le grand écrivain local, on peut sourire de cette chromo pour dépliant touristique.

Pendant la période fasciste, Ferrara subit de plein fouet les lois raciales édictées par Mussolini : on (re)lira pour s'en convaincre Le jardin des Finzi Contini du même Bassani, ou l'on verra le film de Vittorio De Sica, excellente adaptation du roman.
Dans Les lunettes d'or, de Bassani encore, le personnage principal, un médecin jusqu'alors respecté, vit une liaison "coupable" avec un beau jeune homme issu du peuple : la "bonne société" de la ville va l'acculer au désespoir. Tiré de cette nouvelle, elle-même inspirée de faits réels, un beau film de Giuliano Montaldo, au titre éponyme, est encore, comme le précédent, visible au format DVD.
Mais je découvre, rédigeant ce billet, une autre adaptation d'une œuvre de Bassani, La lunga notte del'43, que l'on peut voir intégralement dans une version originale non sous-titrée (ce qui me donne l'occasion de constater à quel point mon italien est à revoir) ici : clic.
Je ne suis jamais allé à Ferrara.
J'aimerais la découvrir sous la brume.





Conversation

- Mais, moi aussi, je te drague !
- Non, toi, tu ne me dragues pas : tu me fais la cour.

Photo Fred Holland

Mouvementperpétuelmouvementperpétuelmouvementperpétuelmouvementetc.

A.L. Crego

Quand on aime les garçons en short, on ne s'en lasse pas.

mardi 18 novembre 2014

Nage libre

Via LadNKilt


Point de chute



J'aime bien donner mes rendez-vous au "Nemours", à côté duquel on accède aux jardins du Palais Royal. Ce café jouxte la Comédie Française dont certains sociétaires en ont fait leur point de chute. J'y emmène immanquablement mes amis de province en séjour parisien.
Un jour, comme les écouteurs de mon baladeur distillaient la bande originale du film Les chansons d'amour, j'y ai croisé... Louis Garrel.
Je lui ai dit : "vous êtes dans mes oreilles, et sous mes yeux !".

Les chansons d'amour


Jeux d'eau

Via 512coeurs

Beau corps de ballet

Friedemann Vogel, du Stuttgarter Ballet (Ballet de Stuttgart)

lundi 17 novembre 2014

Gay Cultes a 7 ans aujourd'hui.


Nota : il peut y avoir un retard dans la publication des commentaires du jour, car je ne peux être devant mon ordinateur aujourd'hui. 

Garçons à nu de Gay Cultes


Ce blog "peut comporter des images exclusivement réservées aux adultes" vous prévient-on quand vous désirez venir me voir.
C'est récent : je n'avais jamais coché la case ad-hoc dans le paramétrage du blog, mais, il y a peu, des internautes "vigilants" ont signalé Gay Cultes à l'hébergeur.
L'avertissement d'accueil qui apparut alors était de nature à laisser penser que le blog comportait des images pornographiques !
C'est un signe des temps que nous vivons : des sentinelles se sont postées sur Internet, provenant d'officines bien connues d'obédience homophobe. Vous conviendrez avec moi, que le titre même de ce journal est sans équivoque. Seulement, voyez-vous, il faut éviter à de jeunes âmes titillées par la curiosité (et se sentant concernées) d'être perverties pas des images qu'une morale qu'on croyait obsolète réprouve. Un jour, si on laisse faire, ils élimineront des musées les images tant honnies, et brûleront les livres qui en contiennent ; ça c'est déjà vu, et il y a déjà des villes, en France, où cette police décérébrante attend son heure. En  fait, jusqu'à ce que les milices du Net se réveillent, j'ai toujours mis à l'honneur le corps des garçons. La première photo de ce type publiée ici, date (ils ont mis le temps !) du... 6 janvier 2008 !
Étant autrement "subversive" que les autres, je me fais un plaisir de la publier à nouveau :


Après ce florilège, vous me pardonnerez de ne pas publier aujourd'hui la traditionnelle photographie diabolique de 18 heures.

Le premier ange

Ce
fut
la
première
image
d'ange
de Gay Cultes :

Photo Anthony Gayton

Pour fêter ça, dansons !



Madeleine Peyroux chante.


Extraits, par ordre d'apparition :
- La Cité de la peur
- Blackpool (Ep 01)
- Billy's First Hollywood Screen Kiss
- Matt Alber's "End of the World"
- Torchwood (S01 E12)
- Queer as Folk UK (S02)
- Blackpool (Ep 01)
- Brideshead Revisited
- Unconditional Love
- La Cité de la peur
- Angels in America
- Billy Elliot
- Queer as Folk (S01 E22)
- Brothers and Sisters (S04 E05)
- Third Man Out
- Brothers and Sisters (S01 E06)
- Ugly Betty (S04 E19)
- Torchwood (S01 E12)
- Six Feet Under (S05 E01)
- L'homme de sa vie
- Friends
- Le code a changé
- Third Rock From the Sun (S04 E23)
- Monty Pythons and the Holy Grail
- Wolves of Kromer
- Blackpool (Ep 01)
- Little Britain (S02 E06)
- Chuck (S01 E03)
- Roman's Empire (S01 E06)
- Philadelphia
- Cabaret
- Matt Alber's "End of the World"
- A Knight's Tale
- Billy's First Hollywood Screen Kiss
- Queer as Folk UK (S02)
- Third Man out
- Ziegfeld Follies - Fred Astaire & Gene Kelly - The Babbitt and the Bromide
- Victor/Victoria

Un peu de la vie de Paul

Mon petit studio était sans cesse vrombissant des rires des jeunes gens qui l'investissaient à toute heure du jour et, parfois, de la nuit. C'est Jean-Charles qui délivrait les visas, car il était l'amant en titre et asseyait ainsi sa suprématie. Cette nuit-là, nous hébergeâmes Gilles, un joli garçon-à-filles qui me vouait une admiration naïve que je me refusais à exploiter. Joli et de conversation agréable, ce jeune homme avait l'heur de trouver grâce aux yeux de mon compagnon, un "vieux" de deux ans son aîné. Nous lui avons aménagé une couche de fortune sur l'épaisse moquette : on a étendu sur le sol la couette d'hiver qui n'avait jamais servi, car ici il ne fait jamais froid, et un drap d'un mauve criard détestable, mais c'était le seul drap propre dans le placard. Nous avons parlé et ri dans l'obscurité que trouait par intermittences le néon rouge du bar La Réserve, juste en face. Entre deux lueurs, Jean-Charles et moi, avons ôté nos sous-vêtements comme à l'accoutumée ; en maître des lieux, mon ami a dit "bonne nuit Gilles, bonne nuit, toi !", m'a embrassé et serré contre lui et là, il fallait dormir. Quelques minutes se sont égrenées avant que Gilles, d'une voix douce, tremblante, comme une plainte, ne chuchote "je peux dormir avec vous ?".
Peut-être avions nous un peu abusé du Gin dont on avait vidé la bouteille tous les trois au cours de la soirée. Nous avons dit "viens !" d'une seule voix, et le garçon-à-filles s'est glissé entre nous dans le lit, et il était nu. Sa soif de caresses était-elle que nous n'eûmes d'autre préoccupation, comme une mission : il fallait l'étancher, le mener à la jouissance qui apaise.
Quand cela fut fait, le garçon-à-filles nous embrassa tour à tour et s'endormit. Ni Jean Charles ni moi, ne pûmes fermer l’œil de la nuit. Le sommeil nous ravit aux premières heures de la matinée. Au réveil, l'ange s'était envolé. Sur la table, un mot, un seul, griffonné à la hâte : Merci.