Blog superfétatoire et sporadique entièrement rédigé en français par Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

samedi 18 mai 2013

Alangui damoiseau




Au temps du grand Gatsby


Dans les années 20, deux photographies des Fitzgerald en vacances à Juan les Pins. 
Cette station balnéaire prisée autrefois des grands de ce monde est devenue, aujourd'hui, un exemple de ce qui se fait de plus laid en matière de piège à touristes. L'ancien paradis, lieu de villégiature idéal jusque aux années 70, est désormais dédié à la médiocrité la plus crasse.
Il est vrai qu'il n'y a plus guère de Francis Scott Fitzerald pour magnifier notre temps.


La nostalgie n'est plus...


Les lettres qu'on n'enverra jamais


Pluie, larmes, pluie...



jeudi 16 mai 2013

Sculpté



Orfeo, Orpheus, Orphée

L'Orpheus de Caravaggio

L'élégance n'est pas un luxe




Il m'arrive -pas assez souvent à mon goût- de croiser dans le métro, certains soirs de fin de semaine, des jeunes gens qui apportent à leur aspect un soin infini. La manière de se vêtir reflète l'humeur du moment ; j'imagine le garçon se détaillant dans le miroir en pied avant de sortir de chez lui. Il fait preuve d'estime de soi et des autres, dont moi qui l'observe avec ravissement. Peu importe la "marque" du vêtement. Le jeune homme pauvre n'en a pas besoin s'il sait se sublimer. Il faut être très beau pour se permettre une faute de goût (les gants du modèle sur la première photo, là-haut).

L'ivresse livresque*

*Oui, je sais. Mais à cette heure...

mercredi 15 mai 2013

Douche multijets


Cannes 2013 : de Ripley à Gatsby


Le Festival de Cannes débute aujourd'hui. Cannes, ce n'est pas seulement Canal+ et L'Oréal ; on y voit aussi des films (si !), et non des moindres. J'attends avec impatience de voir ce que Baz Luhrmann (réalisateur très "bling bling" du calamiteux "Australia") aura fait du grand roman de F. Scott Fitzgerald "The great Gatsby".  
Projeté ce soir pour la séance inaugurale, 
le film s'installe sur les 
écrans français 
aujourd'hui même. 
Pour Leo, j'y cours ! 


Cannes rend hommage, cette année, à Alain Delon (77 ans), lequel n'en a nul besoin, le faisant très bien lui-même chaque fois qu'il croise une caméra, un micro, ou un miroir.
En des temps très anciens, Delon joua dans d'excellents films, comme ce "Plein Soleil" de René Clément que l'on pourra voir sur la Croisette en version restaurée. Beaucoup moins orienté "gay" que la version américaine de cette histoire ("Le Talentueux M. Ripley" avec Matt Damon dans le rôle), le film de René Clément est désormais un classique où Delon incendie l'écran. 
Le revoir permettra aussi, je l'espère, de rendre justice à Maurice Ronet, excellent en "Dickie".

Mur romain

Pier Paolo Pasolini, toujours vivant

Bonjour !


mardi 14 mai 2013

Rais de lumière


Lucas

Via Strange Foreign Beauty
Lucas Mascarini par Livia Alcade


Richard Wagner, mort à Venise

Chaque fois que je quitte Venise, le cœur serré, je passe devant le Palazzo Vendramin Calergi où résida et mourut Richard Wagner. Et chaque fois, je photographie l'édifice et sa plaque commémorative comme si je ne devais jamais revenir. C'est devenu un rituel, comme la promenade sur les Zatterre d'où je contemple longuement la façade de l'église du Rédempteur, sur l'île de la Giudecca, celle-là même qui accrocha immédiatement le regard de mon compagnon de voyage, la semaine dernière. Elle est due, initialement à Andrea Palladio, pour lequel nous avons fait le parcours Venezia-Vicenza en voiture, pétrifiés, sur l'autostrada, par un orage d'apocalypse. Nous fûmes récompensés de notre courage : Vicenza est la patrie du grand architecte, où le soleil, enfin, vint illuminer ses chefs-d’œuvre éternels.

Le Palazzo Vendramin Calergi où résida et mourut Richard Wagner.
« Le 29 août 1858, j'arrivai à Venise.
Durant le parcours du Grand Canal jusqu'à la Piazzetta, impression de grande mélancolie : grandeur, beauté et décadence, tout cela voisin l'un de l'autre.
J'étais ravi, cependant, de songer qu'ici il n'y avait point de prospérité moderne, partant pas de turbulente trivialité.
La Place Saint-marc me fit une impression féerique. Un monde lointain, une époque vécue. Cette impression satisfait pleinement le désir de solitude.
Rien n'y donne la sensation de la vie réelle : tout agit objectivement, comme une œuvre d'art. Je veux rester ici - et cette volonté s'accomplira. »
Richard Wagner

La façade de la Chiesa del Redentore
Palazzo "palladien" à Vicenza
Approchons !
Beau jusque dans l'utile

Délassant, délaçant