Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
(c) Jonathan Wateridge - Tous droits réservés

samedi 30 avril 2016

Garçon nu à sa fenêtre (n°2758)


C'est fou le nombre de photos mettant en scène des jeunes gens nus regardant par une fenêtre !
Ne boudons pas notre plaisir : les arguments mis en évidence par celui-ci sont convaincants.

Aussitôt blessé, aussitôt pansé

Mais pas par moi, et c'en est fort contrariant.

L'âme des poètes

Già mi parla l’autunno. Al davanzale
buio, tacendo, ascolto i miei pensieri
piegarsi sotto il vento occidentale
che scroscia sulle foglie dei miei neri
alberi solo vivi nella notte.
Poi mi chiudo nel letto. E mi saluta
il canto di un ragazzo che la notte,
immite, alleva : la vita non muta.


L’automne me parle déjà. 
À la fenêtre sombre j’écoute dans le silence mes pensées fléchir sous le vent d’ouest
qui ruisselle sur les feuilles de mes arbres
noires présences seules vivantes dans la nuit.
Puis je m’enferme dans mon lit. 

Salué par le chant d’un garçon que la nuit,
violente, amplifie : la vie ne change pas.

Sandro Penna (1906-1977) 



Sandro Penna et Pier Paolo Pasolini
Ph. ©  Mario Dondero
 

Colombie : légalisation !

JDD/SIPA


La Cour constitutionnelle de Colombie a définitivement légalisé jeudi le mariage entre personnes du même sexe, ce pays devenant ainsi le quatrième d'Amérique du sud à autoriser l'union homosexuelle.
"Les juges ont affirmé à la majorité que le mariage entre personnes du même sexe ne viole pas l'ordre constitutionnel en vigueur", a déclaré la présidente de l'institution Maria Victoria Calle.
(via L'Obs) 

 

Dessin de nu

De Pierre Souday

vendredi 29 avril 2016

Purification


Livre de poche

What is memory Duane Michals

Capri




Ce que j'écrivais, en 2008, sur le baron Fersen et la villa Lysis : clic

Visage

De Pierre Souday

" Educazione di amore "

C'est une toile d'Antonio Allegri, dit "Il Corregio"
J'en sais qui ne me démentiront pas : il y a toujours une bonne raison de retourner à Rome.
C'est aux écuries du Quirinal que ça se passe (jusqu'au 26 juin) :



jeudi 28 avril 2016

Contemplation

Photo Lucien Clergue pour J'ai tant contemplé de Constantin Cavafy*
*Éditions fata morgana : inabordable, hélas ; voulez la date de mon anniversaire ?

Hommage au poète


Photos de Duane Michals
Le poète est incarné par l'acteur Joël Grey, qui fut le meneur de revue du film Cabaret de Bob Fosse.

Publication de Tombe, Victor !

J'avais publié ici des extraits de ce roman, comme un journal intime d'adolescent retrouvé dans le grenier de ma mémoire, l'imagination faisant le reste.
Lors de cette publication en épisodes hebdomadaires, vous avez été très nombreux à me prodiguer vos encouragements, à exprimer le souhait d'avoir le roman entre les mains. N'étant pas écrivain professionnel, j'ai eu quelque mal à trouver le moyen de diffuser ces pages écrites avec le cœur. Après moult atermoiements, j'ai décidé de faire publier l'ouvrage par l'intermédiaire d'un éditeur du Net dont j'ai vérifié le sérieux. Certes, l'éditeur ne se mouille pas outre mesure, et l'on ne pourra, dans un  premier temps, acquérir le livre qu'en le commandant ou en achetant sa version numérique sur des sites bien connus. 
L'impact de ce blog peut décider de l'avenir de Tombe, Victor ! 
Il y aura donc de la "promo" sur Gay Cultes afin d'assurer la plus large diffusion possible, sachant que le "succès" n'est pas ma priorité, le gain encore moins. Ne perdons pas de vue qu'il y a des exemples d’œuvres publiées de la même manière qui ont connu une belle destinée par la suite.
Enfin, je voulais signaler qu'ayant sollicité du peintre britannique Jonathan Wateridge les droits de reproduction de son œuvre Boy on Wall, celui-ci me les a immédiatement accordés après lecture d'un extrait du roman. Je perçois cela comme un encouragement et le signe que l'entreprise est viable. Dès publication, je vous donnerai tous les éléments utiles pour vous procurer Tombe Victor ! que je signe du nom d'auteur Louis Arjaillès.

Page Facebook : n'hésitez pas à vous rendre sur la page de Tombe, Victor ! pour suivre l'avancement du projet, à cliquer sur "J'aime" et à faire part de vos encouragements !
C'est ici : clic

Extrait :


Est-ce que je sais qui je suis ?
Toutes ces questions qui m'assaillent...
Je suis un extra-terrestre peut-être, dans un monde que je ne comprends pas.
Le crissement de la craie sur le tableau m'agresse ; craie, laisse-moi au creux de mes pensées s'il te plaît.
Je ne pense qu'à Victor ; il me hante la nuit dans mon sommeil ; parfois, je crie et me réveille en sursaut ; soubresauts ; frayeur.
Ma mère ne sait pas me consoler.
Je voudrais une voix douce, rassurante ; au lieu de cela, elle cède à la panique, hurlant presque :
- Qu'as-tu, mon fils ? Pourquoi as-tu crié ? Tout va bien, pourtant ! De quoi pourrais-tu te plaindre ?
Lui dire « Je pense à Victor qui m'ignore, qui fait comme si la boulette de papier mâché que je lui ai lancée avec mon stylo-sarbacane ne l'avait pas atteint » ?
Impossible, inavouable, hérésie. Serais-je un monstre ?
Victor m'ignore, ou il sait ; trop bien.
Mais alors, il me méprise, me hait peut-être ?
Je remarque tout, sa nouvelle chemise à petits carreaux verts, sa coupe de cheveux toute fraîche, la petite tâche sur le blazer, le lacet défait : attention, Victor, tu pourrais tomber !
Tombe Victor, oui tombe !
Ton genou saignera et moi je lècherai la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas ; après, je soufflerai dessus pour que ça sèche et tu me souriras, et tu diras :
« Merci, comment je ferais si t'existais pas ? ».
Et alors tu m'embrasseras doucement sur la joue ; et il y aura une larme qui coulera ; et tu l'avaleras.
Craie, laisse-moi au creux de mes pensées, s'il te plaît.


(c) Louis Arjaillès 2016

Cadeau : PIANO MAJUSCULE


Il y a quelques années, le jeune Evgeny Kissin enflammait le public des Prom's de Londres d'une impressionnante série de "bis", avec, notamment, cette étude de Scriabine dont je recommande aussi l'interprétation par son illustre aîné Vladimir Horowitz.
C'est court, mais cette fougue est communicative : la pêche pour la journée.

Bourgeoisement

Fillette - Louise Bourgeois 1968
Après tout, il faut bien, de temps à autre, justifier le bandeau d'avertissement qui précède votre visite de Gay Cultes.

Coucou !



Say or not say

Duane Michals, un Hamlet aux petits oignons
C'est extrêmement irritant d'entendre Augustin Trapenard, en charge d'un page culturelle du service public de radiodiffusion, dire "on commémore le quatre centième anniversaire de la mort de William Shakespeare".
Augustin, dites-nous, dans ce cas, quand a eu lieu ce quatre centième anniversaire !
Cette faute est, hélas, commise, par nombre de ses confrères auxquels il convient de signaler l'existence des verbes célébrer et fêter (selon le cas).
De même, Yann Barthès, avec lequel on sera toutefois plus indulgent (émission mêlant actualités et humour), n'hésitait pas, l'autre soir à nous informer qu'Obama s'était livré à divers "serrages" de mains.
De là à déduire, Yann, qu'il vous manque un boulon...

mardi 26 avril 2016

Il s'aime

Étrangement,
il y a des cas où
mon aversion pour les selfies
se dilue dans une brume d'indulgence coupable.

Saint Sébastien II, le retour

Le SAMU arrive.

Péril en la demeure


Je ne sais pas si c'est votre cas, mais il y a des périodes où les objets manifestent une incompréhensible hostilité à mon égard.
Un véritable festival : la manche du peignoir de bain accroche un verre en équilibre précaire sur le plan de travail de la cuisine et le verre choit, se fracassant sur le sol ; d'autres contenants de la même matière ont été oubliés à côté du lave-linge et subissent le même sort funeste lors de l'essorage. Les ampoules choisissent d'expirer l'une après l'autre, le parapluie s'étiole dans l'entrée pendant que des trombes d'eau s'abattent inopinément sur moi (il faisait grand soleil lorsque j'ai quitté ma demeure), et, évidemment, le bus me passe sous le nez quand j'ai un rendez-vous urgent...
Il y a des jours où l'on ferait mieux de rester couché.
Il faudra que je vérifie les fixations de la suspension qui se trouve au-dessus de mon lit...


Cadeau : le géant aux doigts de fée

lundi 25 avril 2016

Et même pas froid !

Neige Fraiche, Zhao Xu Hey

Viens comme tu es


Préférer le train ?

Photo Liivia Sirola

J'aime les voyages en train.
Ceux de mon enfance, dans ces compartiments aujourd'hui pour la plupart supprimés. Je me souviens d'un voyage nocturne dans l'un de ces salons, en compagnie d'un garçon gourmand qui m'y prodigua d'incendiaires caresses ; n'ayant pas froid aux yeux, il se souciait de la possible irruption d'un voyageur comme d'une guigne.
Aujourd'hui, la SNCF pratique des prix prohibitifs qui me font préférer les compagnies aériennes à moindre coût.
Il y a situation de monopole sur certains trajets.
Ainsi, un simple aller-retour Paris-Valence, si l'on n'achète son billet des mois à l'avance - l'imprévu n'est plus de mise - coûte aujourd'hui ce que valait, il y encore quelques années, un aller dans l'Orient Express.
J'aime les voyages en train.
J'en ai la nostalgie.
   

Graal

Le nouveau "Show-room" Steinway & Sons, New York

dimanche 24 avril 2016

Quand on y songe...

le sort
des pianos
est très enviable.

À quoi rêvent les jeunes gens ?


Bon dimanche !

Le ciel n'est pas, par-dessus les toits...

Photo B.B

Dimanche dernier.
Le métabolisme du ciel est comme déglingué : mars est en avril, cette année.
Parfois, le printemps veut percer, luttant contre les forces obscures.
Le soleil, à grand peine, tente, un bref instant, de trouer la grisaille.
Thé vert de Chine de chez les frères.
Puis, la pluie ayant cessé - oh, pour peu de temps ! - on se serre sur le balcon où il fait froid.
L'un de mes visiteurs fera, un peu plus tard, cette photo des toits soudainement embrasés.
Il me l'envoie avec des mots : " une si belle après-midi chez toi ".
À chaque visite, il oublie quelque chose, un chargeur de téléphone, des lunettes, un briquet Zippo cette fois. Je crois qu'il a envie de revenir.

Cadeau : je suis très Brahms, en ce moment

Hélène Grimaud, piano, 
SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, Michael Gielen dir., 17.IV.2005.

Un concerto dominical dans son intégralité, vous le valez bien !
Le deuxième mouvement, Adagio, de cette œuvre magnifique, demeure l'une de mes plus grandes émotions musicales.
L'enregistrement Arrau/Giulini reste, à ce jour, mon préféré. Celle de Glenn Gould et de ce cher Leonard Bernstein est empreinte des désaccords entre les deux grands musiciens, ce qui la rend d'autant plus intéressante.
Hélène Grimaud, ici, prouve qu'elle est l'une des meilleures interprètes de sa génération des œuvres du grand compositeur allemand.
De plus, cette captation en public est de haute qualité.
Enjoy !

Poissons volants dans la lagune


On vient d'installer, à la Punta della Dogana, Venise, les œuvres de Philippe Pareno, plasticien français né en 1964. Selon le site du Palazzo Grassi, l'objectif de l'installation est de "jouer avec l'espace du musée pour le transformer en quelque chose d'irréel".