Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


dimanche 5 juillet 2015

L'homme aux doigts d'or (extrait 2)

Après qu'on a fait l'amour, Edgard et moi, je cède à chaque fois à un irrésistible besoin d'enserrer de mes bras ses cuisses de béton, comme si je craignais de le voir subitement prendre la fuite. Edgard a fini par comprendre que ce n'est pas un jeu : " Tu sais, je n'ai pas envie de partir, je suis bien avec toi, mieux qu'avec elle ". Cet aveu me bouleverse :
- J'ai toujours pensé que tu préférais les femmes.
- Je préfère les femmes aux hommes, mais c'est toi que je pré-fè-re, tu seras mon seul amant, je te le jure.
Il me hisse à sa hauteur, approche ses lèvres de mon oreille :
- Sale vieux pédé, aime-moi encore.
 (c) Silvano - Gay Cultes 2015 

Copains d'avant

Glanée par Eric D., merci à lui.
Jeu : trouvez les 5 anomalies.

Cadeau : une Diva pour un chant de castrat

Lisez, les gars, lisez ! (suite)


J'aimerais te donner une joie que ne t’aurait donnée encore aucun autre. Je ne sais comment te la donner, et pourtant, cette joie, je la possède. Je voudrais m’adresser à toi plus intimement que ne l’a fait encore aucun autre. Je voudrais arriver à cette heure de nuit où tu auras successivement ouvert puis fermé bien des livres cherchant dans chacun d’eux plus qu’il ne t’avait encore révélé ; où tu attends encore ; où ta ferveur va devenir tristesse, de ne pas se sentir soutenue. Je n’écris que pour toi ; je ne t’écris que pour ces heures. Je voudrais écrire tel livre d’où toute pensée, toute émotion personnelle te semblât absente, où tu croirais ne voir que la projection de ta propre ferveur : Je voudrais m’approcher de toi et que tu m’aimes.
—  André Gide, Les nourritures terrestres

samedi 4 juillet 2015

J'aime les gars

Si vous êtes comme ça,
téléphonez-moi.

Vous aurez noté, je l'espère, la cohérence dans les titres du jour.

Dis, quand reviendras-tu ?

Frenky_photo Flickr

Le temps des fleurs


Toi, mon amour

Pourquoi ressembles-tu à un ange ? Pourquoi as-tu réveillé ma chair ? Pourquoi je t'aime tellement ? Que m'as-tu fait ? Pourquoi maintenant mes mains cherchent-elles ton corps ? Pourquoi ai-je toujours envie d'être sous toi sur toi à toi ? Pourquoi la nuit ai-je envie de crier tant ma peau a besoin de la tienne ? Pourquoi ne puis-je plus dormir ? Pourquoi m'as-tu fait connaître l'amour ? Pourquoi me domines-tu de tout toi ? Pourquoi ne puis-je vivre sans toi ? Pourquoi ai-je besoin de ton odeur ; de ta voix pleine d'amour ? Pourquoi ai-je envie de me jeter nu(e) contre ton corps nu ? Pourquoi ai-je envie d'avoir mal par toi ? Pourquoi les angoisses et les joies de mon coeur ? Pourquoi es-tu mon maître ? Pourquoi ne puis-je être heureu(x)(se) que par toi ? Pourquoi ce gouffre devant moi quand tu n'es pas là ? Pourquoi t'es-tu fait aimer autant par moi ? Pourquoi ?… Pourquoi ?… Pourquoi ?… Parce que tu existes et que sans toi je serais mort(e) sans connaître l'amour ? Et puis aussi parce que tu es merveilleux ? Oui mais… pourquoi m'aimes-tu, toi ?
—  Edith Piaf,  Toi mon amour 

(cf. la compilation des lettres d'amour d’Édith Piaf parue aux éditions Grasset sous le titre Mon amour bleu.)
Les parenthèses sont de mon cru.

Qu'on est bien...

dans les bras,
d'une personne
du même sexe
que soi,
qu'on est bien dans ces bras-là.

(Pas vraiment tout-à-fait de Guy Béart)

Chat bada bada*

Et les dieux** savent combien les photos et vidéos de chats (mon animal "domestique"*** favori, pourtant) ont le don de m'agacer...

* Pour l'anecdote, on notera que le célèbre "chabadabada" n'est jamais prononcé dans la chanson du film Un homme et une femme : vous pourrez vérifier sur You Tube ou ailleurs qu'en réalité, Nicole Croisille et Pierre Barouh roucoulent des "dabadabada". Je vous en prie.
** Je suis de plus en plus panthéiste.
*** Nous sommes les domestiques des chats.

vendredi 3 juillet 2015

Tout en l(a)(o)ngueur*

*Au choix "longueur" ou langueur"
Ou les deux, non ?
Remise en question de l'expression "si je l'avais dans mon lit, j'irais pas coucher dans la baignoire".

Combien d'amours ?

De nuits blanches à leurs côtés, de jambes frôlées en savantes reptations pour unir leur peau à la nôtre l'espace d'un instant, d'aubes espérées pour admirer leurs corps dénudés - presque,  de savantes économies de nos gestes de crainte d'être démasqués, de membre assoiffé jamais épanché en battements de cœur frénétiques, combien d'amours n'avons nous pas faits ?
Silvano - GC 2015 

Déjeuner sur l'eau


Matin câlin


jeudi 2 juillet 2015

Érotissime et un tantinet provocateur


Torrrrrrrrrrrrrrrrrrrride !



Pas "bad" du tout

Franz Liszt était coutumier des "paraphrases" d'opéra et des adaptations pour piano des oeuvres de Beethoven, Schubert, et autres Paganini.
Bence Peter assure l'héritage avec bonheur.
Passionnant.
Écoutez sur You Tube, d'autres titres de sa chaîne.

Ça, c'est Palace !

Je rêve d'un hôtel doté d'un tel "room service".

mardi 30 juin 2015

GC Déco : gain de place* (2)


* Aujourd'hui, vu l'ambiance torride, j'aurais dû écrire plutôt "pain de glace".

Vive l'aviation !


Du côté de chez Reynaldo


Reynaldo Hahn (1874-1947), considéré comme LE compositeur de la Belle Époque fut l'ami de Marcel Proust ; lequel, éprouvant une véritable passion pour le musicien, s'en inspira pour "Un amour de Swann" où jamais le nom de l'ami n'est écrit.
Un site intéressant lui est dédié ici.
Et là, l'une des plus belles mélodies du compositeur :


La lune blanche luit dans les bois. 
De chaque branche part une voix sous la ramée.
O bien aimée. 
L’étang reflète, profond miroir, la silhouette du saule noir où le vent pleure. 
Rêvons, c’est l’heure. 
Un vaste et tendre apaisement semble descendre du firmament que l’astre irise. 
C’est l’heure exquise!

À lire, ce passionnant ouvrage collectif :



lundi 29 juin 2015

GC Déco : exploitez au mieux les petits espaces


Cyclisteà Berlin | Photo Petra Reimann
Joli garçon + bouquin : tout pour m'émouvoir.

Laura Antonelli : mort d'une "bombe"

Avec Giancarlo Giannini dans L'innocent, de Luchino Visconti
C'est par L'innocent, le beau grand film malade de Luchino Visconti que je connais Laura Antonelli qui vient de mourir, le lundi 22 juin, à Ladispoli, près de Rome où elle vivait solitaire et, dit-on, dans l'indigence, depuis de nombreuses années.
Celle dont Visconti disait qu'elle était "la plus belle femme de l'univers" tourna avec les plus grands (Risi, Comencini, Bolognini, Chabrol, Rappeneau...) et fut la compagne de notre Jean-Paul Belmondo national. Sa carrière s'effilocha peu à peu en films dits "érotiques" (à l'origine desquels Malizia/Malicia, qui fut son plus grand succès) destinés à mettre en valeur sa plastique irréprochable... jusqu'à son inexorable décrépitude.
Il est intéressant que des lecteurs "gays" m'aient prié de lui rendre hommage ici : je me souviens surtout de l'exaltation qu'elle provoquait auprès de mes amis hétéros (" quelle bombe ! ").
Le film-testament de Visconti valait, à lui seul, que j'accède à leur souhait.

Tellement Gay... Cultes

Samedi dernier, après la Marche des Fiertés parisienne, Arte diffusait  "Tellement Gay" (Inside : 1ère partie), l'excellent document réalisé par Maxime Donzel
Argument :
Comment l’homosexualité s’est-elle fait une place dans la pop culture ? De l’art du sous-texte aux marches des fiertés en passant par les coming out de stars, retour sur l’affirmation de la culture gay.

Voir sur ARTE+7 (jusqu'au 5 juillet) : clic !
Rediffusion sur ARTE le samedi 18 juillet à 1h25

La seconde partie (Out) sera diffusée le samedi 4 juillet à 22h20.

Dans ce pays meurtri

La chambre bleue, B&B, Tunis

La "Gay Pride" à Istanbul, c'était ça :


video
Dayanışmayı*
La marche aurait été interdite en dernière minute en raison du Ramadan.
 La police anti-émeutes turque a violemment réprimé dimanche 28 juin une Gay Pride, lançant des gaz lacrymogène et utilisant des canons à eau pour disperser des milliers de manifestants rassemblées pacifiquement dans le centre d'Istanbul, a constaté l'AFP.

Un manifestant repoussé par le canon à eau de la police à Istanbul - Photo : twitter
 Sources : Yagg

* Solidarité.

Évènement


Dédié à Christine B., Frigide B., Ludovine de la  Machine, Béatrice B. etc.

dimanche 28 juin 2015

Beau "tagueur"

Yoshi Sudarso à l’œuvre

Une fin de semaine douce-amère

Douleurs

La semaine fut marquée, bien sûr, par les attentats en France et en Tunisie, pays ami qui vient tout juste d'accéder à la démocratie : le massacre de Sousse a eu pour conséquence immédiate le départ de centaines de touristes. C'est sur eux et sur ceux qui avaient programmé des vacances dans le pays, que les Tunisiens comptaient pour redresser leur économie. Les barbares ne le tolèrent pas. Je n'ai pas de mots pour exprimer mon dégoût.

À la suite des exactions criminelles d'un homme, les enfants de l'école élémentaire voisine de mon immeuble ont découvert, samedi matin, une affichette les informant que la kermesse annuelle, qui devait avoir lieu ce même jour, était purement et simplement annulée.
Chagrin.

Marchons, marchons !

Chaque année, je me rends à la Bastille pour assister à l'arrivée de la Marche des Fiertés, j'aime ne remonter le flux à contre-courant.
Je n'ai pu le faire cette année : j'organisais un "aperitivo" musical pour mes collaborateurs pour célébrer la fin de saison. Ils m'ont décerné un brevet de "patron de gauche".
Un député socialiste que j'apprécie (il y en a !) assistait à ces agapes, accompagné d'un journaliste, laquelle, me confia-t-il était passé d'un journal de gauche à la presse de droite. Comme il me disait "et oui, elle se dirige de plus en plus vers la droite", je répondis "comme toi et les tiens, en fait !". Comme il s'esclaffait (l'assistance aussi), je pensai qu'il y a des rires qui résonnent tragiquement.



Ce blog

Un visiteur m'abreuve, depuis quelques temps, de commentaires et mails insultants. J'ai choisi de ménager ma sensibilité en dirigeant tout texte émanant de lui vers la boîte spam de Blogger (idem pour les mails). Je n'en prendrai donc plus connaissance. S'il me lit, le voici donc informé qu'il est inutile, dorénavant, de prendre la peine de rédiger ses divagations.

J'ai pris le temps, aujourd'hui, pour aérer cette page qui contient les billets des huit derniers jours, d'en réduire la plupart des photographies et images.
En internautes avisés, vous savez bien qu'il suffit de cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Merci à mon ami S., lequel, pour me consoler de n'avoir pu y assister m'envoie ces photos de la marche, prises près du Jardin du Luxembourg, hier après-midi :

Ça fait sourire la maréchaussée
Oh, un ange !



Grasse matinée ou non...


Don Jose, je serai ta Carmen !


Jose Tengiz filmé par Daniel Riera

Comment ne pas "rebloguer" ces images inspirantes de mon voisin et camarade another country ?
De plus, l'illustration sonore est très rigolote, je trouve.

Livre en main

Si le temps le permet,
j'irai musarder cet après-midi
dans le jardin du Luxembourg,
livre en main, musique baroque dans les oreilles...

Silvano au bain

Elizabeth Taylor, Cleopatra  (Joseph Manckiewicz 1963), long film sublime.