Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

samedi 29 mai 2010

Enjoy !

 Photo(s) Bruce Weber

Si tu savais...

qui
j'aime
vraiment...


Paul Newman et Elizabeth Taylor
"Cat on a hot tin roof" - "La chatte sur un toit brûlant" (Richard Brooks 1958)

 Des images qui disent tout.

Bello

Range ta chambre !


Français footeux contents


Clair ou obscur ?


Crédits : en haut, dans un hôtel de Prague par "photointerdit".
Si j'ai bien compris "photointerdit"  se photographie nu au cours de ses voyages.
On peut voir son travail sur ce blog : clic 

En bas : photo X

Julien H


julien H by aguill.com from GUILLEMAIN jean-philippe on Vimeo.

vendredi 28 mai 2010

Follement gai !


Embagousé, adepte des costumes roses, Dario Moreno fut l'un des chanteurs les plus populaires des années 50/60 en follitude assumée.
Gai Gay, Darions-nous !

(Saint ?) Valentin par Guillemain


Valentin M. par aguill.com from GUILLEMAIN jean-philippe on Vimeo.

Vinta(n)ge

En souplesse


Cadeau : viva Vivaldi !







Dans "La Mariée était en noir" de François Truffaut, Jeanne Moreau écoute cet air sur son électrophone à chaque nouveau crime.
Contraste saisissant.

Protège-moi !

jeudi 27 mai 2010

Sans commentaire

Très peu de commentaires, hormis trois ou quatre habitués, sur les articles de ce blog qui compte pourtant de très nombreux lecteurs(trices).
A noter cependant des messages très touchants à l'adresse "contact" en lien à droite.
Oui, "touché", c'est peu dire.
Dans les deux cas, merci.

Es mi hombre


Ecoutant un jour Frédéric Mitterrand évoquer,des sanglots dans la voix, Sara Montiel dont on connait de ce côté des Pyrénées une très belle "Violetera", je me disais que l'on pouvait élever la "diva" espagnole au statut des "icônes gay" féminines.
Ce n'est guère plus kitsch que Sylvie Vartan ou Dalida, non ?


Et inversement

Couleur-garçon

mardi 25 mai 2010

Crinière d'ange

Dinu Lipatti en cadeau - J.S.Bach Partita No.1 B flat BWV 825. 4th mov



Faut-il réécrire que Lipatti, mort beaucoup trop jeune, fut l'un des vrais grands pianistes du siècle dernier ?

Guillemain toujours...





Vu le rythme de travail effréné de l'artiste, ce blog va devenir une annexe d'aguill.com !

Louis, garçon facile I 1 : L'embusquade

- Photo Goonete/Flickr -
Patiemment, en grillant leurs blondes, ils avaient attendu la fiotte ; Louis empruntait tous les jours ce passage connu des seuls autochtones -de lui seul, pensait-il naïvement-  en rentrant du lycée.
Stéphane et Nino n'étaient qu'apprentis-voyous ; des "cakes" comme on appelait ces petites frappes spécialisées dans le vol de cyclomoteurs ou l'arrachage à la volée du sac des mamies venues "toucher leur mandat" à la grande poste.
Nino,  de ses origines piémontaises gardait de longs cheveux bouclés aussi noirs que ces yeux qui lui donnaient un regard qu'il présumait méchant quand, attablé à la terrasse de la crêperie,  il jaugeait le quidam de passage ou la meuf jugée "bonne".
Il avait fait de l'année de ses dix-huit ans un parcours donjuanesque où les filles se succédaient à cadence effrénée, usant et abusant de sa beauté et d'une réputation sulfureuse des plus excitantes.
Le duo avait repéré Louis, ce garçon trop fin au visage de fille dont on disait qu'il était différent, qu'il ne pratiquait pas de sports, leur préférant de longues heures passées à jouer "du classique" sur son piano ; une pratique incongrue en terrain viril, pensaient les deux garçons habitués à errer tels des chats de gouttière dans les ruelles de la ville vieille.
Le passage de l'ancienne verrerie, ils le connaissaient bien pour y avoir fumé leurs premiers joints arrosés d'une bière à haute teneur en alcool.

Louis ne s'est douté de rien ; Nino et Stéphane ont surgi de l'anfractuosité dans laquelle ils s'étaient dissimulés.
A voix basse, sans mouvements brusques, ils lui ont intimé l'ordre de vider ses poches.
Un seul billet, un peu de monnaie, un paquet de Craven A et la montre-bracelet en plaqué or, cadeau de communion, constituèrent le maigre butin de l'aventure.
Ils ne le frappèrent pas, stupéfaits du calme résigné affiché par leur proie.
Ils le relâchèrent, lui crachant un "pédé !" humiliant..
Louis repartit presque tranquillement vers son piano et ses livres.

L'année suivante, Louis, en exaltante émancipation, occupa son premier studio, son "chez-lui" au cœur de la vieille ville.
La même année, Nino le tombeur vint à plusieurs reprises y chercher des plaisirs inavouables.
- Si t'en parles, t'es mort !

(à suivre)(?)
Syl./Gay Cultes

 "Si t'en parles, t'es mort !"
- Photo X -

samedi 22 mai 2010