Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

lundi 28 février 2011

Amarsi un po'


Amarsi un po'
è come bere
più facile
è respirare.
Basta guardarsi e poi
avvicinarsi un po'
e non lasciarsi mai
impaurire no, no!

Amarsi un po'
è un po' fiorire
aiuta sai
a non morire.
Senza nascondersi
manifestandosi
si può eludere
la solitudine.

Però
però volersi bene no
partecipare
è difficile
quasi come volare.
Ma quanti ostacoli
e sofferenze e poi
sconforti e lacrime
per diventare noi
veramente noi
uniti
indivisibili
vicini
ma irraggiungibili.

Però
però volersi bene no
partecipare
è difficile
quasi come volare
Ma quanti ostacoli
e sofferenze e poi
sconforti e lacrime
per diventare noi
veramente noi
uniti
indivisibili
vicini
ma irraggiungibili.

per diventare noi
veramente noi
uniti
indivisibili
vicini
ma irraggiungibili.

Louis deuxième époque I Sables émouvants

Dès les premiers beaux  jours il fallait aller à la plage et Louis détestait ça depuis que le grand frère l'avait un jour précipité dans la mer alors qu'il savait à peine nager.
Il avait appris à patauger malgré tout mais redoutait par dessus tout ces jeux entre garçons qui consistaient à "faire boire la tasse" au plus maladroit : il se savait le premier visé.
Il fallait bien en passer par là, s'efforcer de garder quelque dignité après ce moment de panique sous-marine, s'en sortir d'un "vous déconnez les gars !" quand on venait de ressentir une frayeur qui serait au cœur de bien des cauchemars à venir.
Longtemps Louis fut victime de ces terreurs nocturnes qui lui faisaient pousser des hurlements à vous réveiller toute une maisonnée.
On le trouvait debout, tremblant, près de l'armoire de sa chambre et l'on devait le raccompagner jusqu'à son lit avec des paroles rassurantes.
Le lendemain, la voisine disait à la maman de Louis : "Louis a encore crié la nuit dernière."
 A la puberté, vinrent s'ajouter à ces moments terribles ce que l'on appelait comme s'il se fut s'agit de quelque innommable maladie les "pollutions nocturnes".
Il fallut pour le rassurer qu'un camarade lui parle de ces "cartes de France" que lui aussi dessinait nuitamment sur ses draps.
Tout n'était pas déplaisant pourtant dans ces sorties aux bains obligatoires en pays maritime.
Sur la grande plage gratuite à l'orée du Cap où la bande prenait ses quartiers d'été, Louis aimait à laisser errer son regard sur ces garçons plus âgés sveltes et musculeux qui jouaient au volley-ball près des baraques où, quand le maigre argent de poche le permettait, on pouvait se payer un Miko à moins de garder les sous pour acheter un sachet de cacahuètes grillées au vendeur ambulant qui vous en jetait toujours une sur la serviette pour vous tenter.
Sur l'aire dédiée aux jeux de ballons arriva un jour un groupe de jeunes allemands en séjour linguistique et Louis tomba amoureux de Werner, un "vieux" de seize ans quand Louis n'en comptait que treize.
Le jeune allemand était le parangon de la beauté germanique.
La photographie successivement nette puis floue qui ondule dans la mémoire de Louis aujourd'hui lui permet par brefs moments de restituer Werner, les mèches blondes encadrant un visage hâlé, avec des yeux d'un bleu profond et des lèvres fruitières.
Les yeux de Louis accompagnaient les mouvements de Werner sur le sable blanc, le moindre tressaillement de ses muscles sous la peau cuivrée, ses courses subites pour s'emparer du ballon avec adresse, ses pauses quand il se laissait tomber à terre, épuisé pour quelques secondes avant de se relever, décidé, semblait-il, à dévorer le monde.
Quand l'un des copains de Louis semblait afficher des intentions belliqueuses à son égard, Werner se détachait du groupe, surgissant pour sermonner le garçon querelleur : "Pas bien, nicht gut, Louis très chantille" grondait-il; les propos pouvaient paraître comiques mais le ton était ferme accompagné de roulements d'yeux de nature à effrayer n'importe quel matamore adolescent.
A cette époque, le souvenir de l'occupation était encore très vivace dans la population.
Chez Louis on en parlait souvent, évoquant les temps de privations, le bruits de bottes des patrouilles nocturnes, le couvre-feu, le papier bleu sur les fenêtres, l'horreur du village martyr d'Oradour-sur-Glane et toutes les exactions des "boches".
De Gaulle et Adenauer avaient pourtant scellé une réconciliation qui tardait à passer dans les faits.
Si l'encore enfant se passionnait pour l'Histoire, ces rancœurs ne le concernaient pas : il avait décrété que Werner serait son ami, ce dernier faisant preuve de la plus grande aménité à son égard.
S'assurant que son père était en déplacement, Louis demanda à sa mère la permission d'inviter le jeune étranger à déjeuner, la flattant, lui disant qu'elle faisait "la meilleure cuisine française de toute la France" et qu'il fallait en faire découvrir l'excellence au blond jeune homme.
Werner passa donc quelques heures d'un bel après-midi de juillet chez Louis, se régalant des petits farcis et autres spécialités maison; Louis lui projeta un film dans sa chambre et se mit au piano.
Ce fut comme un conquête.
Inconsciemment, Louis mettait au point ce jour-là ses stratégies futures.
Le garçon le quitta en fin de journée , ivre de gratitude.
Il repartit peu après vers son pays et, comme Louis le lui avait fait promettre, lui envoya une carte postale.
Longtemps cette vue d'un paysage de Bavière verdoyant resta punaisée sur un mur de sa chambre.
Si la vie avait donné à Louis quelques mois de plus, sans doute ne se serait il pas satisfait de ces moments partagés en innocence.
Par la suite, il revint sur cette plage avec un enthousiasme tout neuf.
(A suivre)
S.Gay Cultes 2011

Tout n'était pas déplaisant pourtant dans ces sorties aux bains obligatoires...

(...)le moindre tressaillement de ses muscles sous la peau...

samedi 26 février 2011

Francisco vu par Algis Puidokas

- Photo A.Puidokas pour Essential Homme -

Culbute


Cadeaux : Couperin | Rameau | Marcelle Meyer


Grâce au disque on peut (on doit !) découvrir la pianiste exceptionnelle que fut Marcelle Meyer.
Ce n'est pas Alexandre Tharaud qui nous démentira...



Revue de blogs

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publié ces
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Gay Cultes, jaloux,
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vous faire
découvrir 
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lundi 21 février 2011