Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

mercredi 6 février 2013

Cadeau : J.S Bach | Perahia, piano



Après une projection du "Paris" de Cédric Klapisch, beau fil "choral" (comme on dit) qui évite l'écueil de la "leloucherie" niaiseuse, cette partita revenant dans la narration en beau fond sonore, j'ai eu envie de la réécouter.
Je n'en possède que la version de Glenn Gould, laquelle a désagréablement sonné à mes oreilles, métallique, excessivement rapide.
Perahia me console, ce matin, retrouvé sur la toile dans sa limpidité, sans rejet des acquis du piano "moderne". Je sais que des ayatollahs crient à l'hérésie devant le seul fait de jouer Bach sur Steinway ou Yamaha. M'en fiche : tout est dans le texte, et Bach ne se gênait pas pour écrire et réécrire les parties solistes de ses concertos pour des instruments bien différents.
Mieux encore, il adapta une "sicilienne" de Vivaldi, écrite pour cordes, à l'orgue, "sicilienne" qu'Alexandre Tharaud transcrit et enregistra récemment au piano, et d'heureuse manière. 
Alors, foin des mauvaises querelles, et laissons-nous aller au plaisir de la musique.

1 commentaire:

joseph a dit…

comme le côté Cultes est bien ici représenté, d'une part Herreweghe avec une conception assez respectueusement baroqueuse de Bach et d'autre part un avis assez tranché sur les interprétations sur instruments de type "moderne " du même Jean Sébastien! Ayant été présentateur d'un concert (avec au programme la Gran Partita pour 4 violonistes) j'ai osé soulever la question de l'interprétation idéale du grand J S B tant ses partitions sont pauvres d'annotation , faut il s'inspirer des orgues avec leurs nécessaires respirations (quoique les toccatas me démentiront) ou presser les tempi pour que les chanteurs ne perdent pas le souffle(cf les oeuvres chorales)? qui a raison! toi, car tu choisis d'apprécier la version qui t'émeut !